Je suis au régime... Devrais-je manger du porc ou du maquereau ?
Je suis au régime… Devrais-je manger du porc ? Ou du maquereau ?
Certaines personnes pensent qu'il est préférable de privilégier les protéines de poisson plutôt que celles de viande lors d'un régime. En effet, le poisson est relativement pauvre en matières grasses, mais attention, il peut aussi être plus calorique qu'on ne le pense.
Parmi les poissons, les espèces grasses comme le maquereau et les sardines sont plus caloriques qu'on ne le pense. Selon la base de données nutritionnelles du ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique, pour une portion de 100 g de poisson, le maquereau contient 246 kcal, les sardines 232 kcal, le sabre 149 kcal, le thon rouge 132 kcal, les anchois 127 kcal, le saumon 106 kcal, l'alose 107 kcal, la morue 86 kcal, le lieu noir 80 kcal et la lotte 63 kcal. L'apport calorique augmente si le poisson est assaisonné ou frit.
Pour 100 g, l'apport calorique de la viande est le suivant : 142 kcal pour du poulet bouilli, 289 kcal pour du poulet frit, 204 kcal pour du filet de porc, 484 kcal pour de la poitrine de porc, 357 kcal pour du filet de bœuf et 312 kcal pour des côtes de bœuf. Dans le cadre d'un régime, il est souvent préférable de consommer du poulet plutôt que du maquereau ou des sardines.
Néanmoins, si le poisson est un aliment santé, c'est grâce à sa composition en matières grasses. .
Le poisson contient plus de graisses insaturées que la viande. Le thon rouge, par exemple, présente une teneur en DHA (un type d'acide gras oméga-3) pouvant atteindre 34,6 %. Le saumon (16,1 %) et le maquereau (11 %) sont également riches en DHA. Le DHA contribue à la santé vasculaire et prévient la sécheresse oculaire. Il est aussi reconnu pour améliorer la mémoire et les capacités d'apprentissage, car il intervient dans le développement des cellules cérébrales.
Lorsqu'on consomme du poisson, il faut faire attention aux polychlorobiphényles, qui sont des perturbateurs endocriniens.
Selon le ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique, les niveaux moyens de contamination par les polychlorobiphényles par groupe alimentaire de 2012 à 2017 étaient les plus élevés dans les fruits de mer, suivis des produits d'élevage, des aliments transformés et des produits agricoles.
Parmi les produits de la mer, on l'a détecté le plus fréquemment dans les baleines, les aloses, les calmars, les harengs, les conques et les poissons de sable.
Les polychlorobiphényles (PCB) s'accumulant en quantité importante dans la peau et les viscères du poisson, il est préférable de les retirer avant la cuisson. La cuisson à l'eau bouillante est également une option. Il est reconnu que ce mode de cuisson réduit davantage la teneur en PCB des aliments que la cuisson au gril.